Rennes construit vite et depuis longtemps. La Courrouze, Baud-Chardonnet, les abords de la ligne b : des quartiers entiers de résidences récentes, avec halls vitrés, bétons cirés, locaux vélos surdimensionnés et locaux poubelles enterrés ou semi-enterrés. Ces bâtiments ne s'entretiennent pas comme les immeubles de la reconstruction du centre, aux cages étroites, aux sols carrelés et aux entrées directes sur rue.
Le climat fait le reste. Il pleut à Rennes plus de cent cinquante jours par an, rarement fort, souvent longtemps. Une entrée reste humide toute la journée d'octobre à mars, et cette humidité permanente change tout : elle fixe les salissures, elle fait remonter les traces sur les sols lisses, elle sature les tapis en quelques jours. Multiplier les passages ne règle rien ; dimensionner correctement le tapis-grattant et racler à chaque passage, oui.
Le troisième facteur est le local poubelles. Sur les résidences récentes, il est souvent en sous-sol, mal ventilé, et devient le point qui déclenche les réclamations en assemblée générale. Nous le traitons comme une zone à part entière, avec son matériel, son protocole et sa fréquence propre, et nous signalons par écrit au syndic tout dysfonctionnement de collecte, parce que la moitié des problèmes constatés là ne relèvent pas du nettoyage.